Clark G. & YBM
Mises au point
Mon Dec 3, 2001 15:49


Quelques individus mal-intentionnés ont récemment fait allusion à une infiltration de l'AEAMH au sein de l'AMH lors d'une réunion à laquelle Michel Houellebecq lui-même participa. Ou l'indic de Vignale entend très mal les confidences qu'on lui fait, ou bien a-t-il décidé de m'épargner, je l'ignore, mais il m'importe à présent d'établir la vérité quant à cette affaire -- à commencer par la personne soupçonnée d'avoir fomenté ce coup, qui n'est pas YBM mais moi.

L'adhésion à l'AMH, Vignale le sait aussi bien que moi, est loin d'être gratuite ; au mois de septembre, de passage à Paris, j'avoue que je n'ai pu résister à la tentation de rencontrer Michel Houellebecq en compagnie de mes camarades de la section d'assaut AEAMH. Ce fut YBM qui m'accompagna, et voilà tout : je ne m'étendrai pas sur le sujet, quiconque le désire peut se procurer des photos (dédicacées sur demande) de cette charmante et doublement instructive réunion, pour la modique somme de cent cinquante francs l'une. Les commandes sont à adresser à l'AEAMH.

Que Vignale soit prévenu, Michelle Levy est déjà au courant des détails de cette affaire, ses tentatives de chantage sont donc parfaitement inutiles. Je remercie tout particulièrement Xavier Inizan, ce gentil garçon qui cet été-même me témoigna toute sa confiance, puis me trahit quelques mois plus tard en révélant cette histoire à Sophie dont il pouvait facilement se douter qu'elle l'apprendrait à Vignale, tout en sachant quelles conséquences auraient de telles révélations auprès d'un aussi malhonnête individu. Cette boutade ne devait à l'origine nuire à personne, pas même à Michelle Levy ; c'est finalement vous, Xavier, Sophie et Vignale, qu'elle rabaisse.

Pour Xavier, à qui je n'ai pas eu le courage de répondre : moi non plus je ne suis d'aucun camp, sinon celui de l'amitié, ma lettre te le disait suffisamment ; je suis un simple lecteur de Houellebecq, qui se contente de le défendre contre de mauvaises attaques, comme tu le ferais probablement pour Léon Bloy. Mais à la fin, dis-moi, ne trouves-tu pas dommage d'en être arrivés là pour si peu ?

Clark G.




Trois ordures dans un bateau (et pas de chien)


Quand on a rien a dire on ferme sa gueule... ou on bave. La troïka fantastique Sophie Brissaud «Je sais rien mais je dirai tout», Xavier Inizan «L'Art m'aime, moi môssieur» et Frédéric Vignale «Je chie dans la colle» a opté pour la seconde solution. Chez eux la parole c'est comme la vaseline, l'information glisse en douceur, les protocoles IP sur voix humaine et mandataires HTTP douteux pour sale travail sont en plein essor sur le backbone à haut dépit Plougouloum-Paris-Metz. Ça barbote à l'aise, quelle belle leçon d'art de vie !

Le vignale, exécutant merdeux, et l'inizan, pantin hystérique, ont en commun de croire susciter la peur là où ils ne provoquent que le dégoût, de s'imaginer gros malins là où ils n'illustrent que leur propre immondanité(1). Les terrorisantes allusions récentes du vignale font référence à une opération secrète de l'AEAMH dont la connaissance s'est déversée dans ses latrines auditives par l'intermédiaire de Miss-lieu-commun (que, bien inspirés, nous n'avions pas jugé bon de mettre au parfum à l'époque) qui l'a elle-même su par Xavier sur la fiabilité duquel on ne pensait pouvoir n'avoir aucun doute avant qu'il ne subisse une transplantation ratée de cerveau.

Deux officiers d'active du bureau des opérations spéciales de l'AEAMH, à savoir votre serviteur et Clark, ont pu, grâce à l'appartenance à l'AMH de ce dernier, participer à une réunion de l'AMH à laquelle participait Michel Houellebecq. Ce nous fut l'occasion de nous entretenir longuement avec l'écrivain, de goûter quelques bon alcools et de voir l'AMH de l'intérieur... Le but de la manoeuvre était avant tout de rencontrer Houellebecq, pas de nuire à qui que ce soit. Pour nous il n'est ni l'écrivain du millénaire, ni le mal absolu que d'aucuns dépeignent. Je suis très heureux d'avoir pu lui parler et l'entendre tranquillement, mon respect et mon estime à son égard s'en sont trouvés grandis. Certaines donneuses de leçons tout azimut feraient bien d'avoir l'honnêteté, sinon de le lire, d'envisager qu'un écrivain est autre chose que l'image qu'on s'en fabrique.

Le lecteur avisé remarquera que nous n'avons tiré aucun profit de cette intrusion dans les différends qui nous opposent à l'AMH sur les divers lieux d'expression publique qui nous sont familiers. Ça n'aurait pas été très fair play, sans pour autant approcher de plus d'un cheveu la saloperie assumée à plein de nos trois donneuses. Du coup l'argumentaire implicite des ordures procuratives se retourne contre eux : ils nous brocardent au nom d'une infamie que nous n'avons pas commise mais dans laquelle ils se vautrent par la même occasion ! Il est croustillant au fromage de voir l'émérite gastrologue se montrer l'agent de renseignement de l'AMH en contradiction avec son affiché acharnement contre Michelle Levy. Tous les moyens sont bons quand il s'agit de noyer le poisson mais n'est pas Mata-Hari qui veut ! À trop jouer la confiance des uns contre la susceptibilité des autres on finit tôt ou tard par se retrouver méprisé(e) de tous.

Ce sont des menteurs et des hypocrites, chacun peut remarquer qu'ils n'ont strictement rien à rétorquer sur le fond, qu'ils ne savent que renchérir dans la menace, la grossièreté et l'indiscrétion. Comme défense ils n'ont bredouillé que deux arguments vaguement compréhensibles : «On a rien dit, et en plus c'est pas grave» et «C'est pas féerique de s'attaquer à une femme». Le premier est explicitement contradictoire et fondamentalement jésuitique : faire des confidences à un vignale n'est pas innocent, on sait quel profit merdeux ce pitre répugnant croit pouvoir en tirer en allusionnant allègrement sur des forums publics ; le second est du phallocratisme bas de gamme : c'est dénier à un être humain, au nom de son sexe, le droit et le devoir d'assumer les conséquences de ses actes.

Je finirai par une note spéciale à Xavier Inizan, puisque c'est évidemment le cas qui me touche le plus : on ne voit pas tous les jours un ami très cher se révéler une franche ordure. Je vois que an aotrou a des relations, que l'Art avec un grand 'A' et les Muses avec une grande gueule lui font des confidences rapprochées, pour la muse j'ai pas pu vérifier : la ligne était occupée, quand à l'«Art», qu'on m'avait dit en décomposition avancée, il n'a pas réglé sa dernière facture. Ainsi «L'Art ne m'aime pas», merde alors ! Je vais pas en dormir des nuits entières ! C'est trop cruel de me dire une chose pareille, je me voyais déjà en bas de l'affiche (pour commencer). Vais-je être obligé de me reconvertir dans l'informatique ? Devenir écrivain public ? Employé aux écritures ? Chasseur de vache enragée ? Bon, blague à part, tu as eu une attaque de pudding malin au cerveau pour proférer un truc aussi ridicule ? D'accord il ne tue pas, mais quand même... Plein d'inquiétude j'ai appelé les mathématiques et j'ai une révélation à te faire : elles t'enculent. La mécanique te conchie, la philosophie analytique ne t'enverra pas de carte ce Noël et la gymnastique (c'est une amie) préférerait mourir que de t'adresser la parole. Pas trop triste ? Ne t'inquiète pas, tout cela est pitoyable, n'est-ce pas ?

YBM

(1) il paraît que la répétition du mot «immonde» irrite quelques exégètes du dimanche. Quand les saloperies se suivent et se ressemblent, les qualificatifs n'ont pas de raisons de varier. On est pas au concours général.


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