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Tomás IP 200
Aide-mémoire à l'usage des innocents du coin
Tue Aug 13, 2002 23:45
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Mentez toujours, il en restera quelque chose







Nous ne pensons pas que Bueno soit menteur pour des raisons policières, même si son insistance à ce que tout le monde se présente toujours en public sous son état civil et le nombre de prisons qu’il se vante d’avoir quittées, sans s’évader, permettraient au moins de s’interroger. Plus probablement Bueno n’est que ce qu’on appelle un frimeur.







Outre le fait que je ne sais pas ce qu'est un frimeur, ces vaillants anonymes, qui malgré tous leurs grands efforts n'ont d'existence que dans leur propre site où les émeutes des autres sont classées par prix, dans les differents debordoffs où ils ont été insultés (la plupart de ces insultes était inèpte, c'est vrai, mais n'empêche qu'ils n'ont collectionées que des injures, et pour cause) et dans le site de leur héros Voyer, s'érigent maintenant en critiques de la recherche de notoriété. Ces menteurs contumaces m'appelent menteur sans jamais dire en quoi j'aurais menti, et ils répondent à coté de la plaque quand je signale leurs mensonges évidents et leurs procédés mensongers minables bien concrets de néo-militants. Dans leur désespoir anonyme pour avoir été démontrés encore une fois comme des mystificateurs et des menteurs, eux qui imaginaient une carrière fulgurante pour leur pacotille findetoutiste, ils ne connaissent plus de limites.


Un peu d'histoire vérifiable est donc nécessaire.


En 1969, à la suite de la publication de l'Acte Institutionnel 5 par les militaires brésiliens, j'ai été pour quelques jours en prison pour ma participation au XXXème congrès de l'Union nationale des étudiants à Ibiúna, près de São Paulo. J'avais à l'occasion 12 ans. Trois semaines après ma libération, ma mère a été arrétée dans la rue et ensuite libérée après être intérrogée pendant quelques heures à propos de mon père, qui était dans la clandestinité depuis la publication de l'AI5. On a donc décidé de quitter le Brésil pour le Chili, où on s'est installé au début de 1970. J'ai donc vécu les premières années de mon adolescence dans les milieux d'exilés brésiliens, argentins, uruguayens, boliviens et j'en passe qui étaient à Santiago à l'occasion. Parmi tout ce monde il y avait de tout, des staliniens avoués, des guévaristes, des trotskistes, des vieux socialistes anti-staliniens comme mon père, des anarchistes  -- et une énorme quantité de mouchards. Malgré cette lourde présence de la police parmi nous (et peut-être à cause d'elle), celui qui osait insinuer sans preuves concrètes ce genre d'appartenance dans un debat ou même en privé était aussitôt voué à l'ostracisme par toute la communauté. Cette règle d'or était observée même par les militants du parti dit communiste, qui avaient dans le passé révelée une tendance à utiliser ce genre d'"argument". Elle s'est montrée tellement utile et juste qu'elle est en vigueur jusqu'à aujourd'hui chez tous ceux qui prétendent se porter avec une certaine dignité.


Je ne crois pas à la toute-puissance de la police, au contraire de la plupart de ceux qui gueulent au debordiste à la moindre suggestion d'agissements obscurs. Je crois, parce-que j'en ai des preuves dans ma vie personnelle, que les flics sont très incompétents. Si parfois, sans autre souci que celui de signer quelques textes d'un nom different, j'utilise un pseudonyme en Argentine ou au Brésil en même temps que j'annonce ma présence physique à Paris malgré mon visa périmé, il n'y a pas là une contradiction, mais une conviction née de l'expérience. C'était justement l'utilisation d'un pseudonyme qui m'a permis de sortir vivant du Chili après le coup d'état, et c'est un pseudonyme qui me permet d'entrer en Argentine en passant par la douane quand je veux. Il y a des differences entre la vie publique en Amérique Latine et en Europe qui ne se trouvent pas dans les journaux. Les sous-journalistes du nouvel observatoire, dans leur existence protégée de radicaux enrégistrés comme société civile à la Préfecture de Police de Paris, n'ont pas cette experience, et croient peut-être que ça les excuse d'observer un minimum de décence.


Mais je ne le crois pas. À partir de maintenant, les soi-disants "téléologues", idéologues des émeutes des autres, se sont mis d'eux-mêmes dans la place insignifiante qu'à longue échéance ils occuperaient de toute façon. À partir de maintenant, je ne répondrai à leurs provocations qu'avec ce message, pour servir d'aide-mémoire à ceux qui pourront encore être assez faibles d'esprit pour s'impressioner avec leurs grands mots vides sur la fin de tout, et je traiterai en enemi tout celui qui, malgré cet avis, fasse des efforts pour continuer à avoir des rapports sérieux avec eux.


Et voilà. Un point, c'est tout. Au moins une chose aura prouvé avoir une fin.


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